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John ArmlederFiche artiste 1/46

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Au Centre culturel suisse

Artiste protéiforme, inclassable, il est actif dans l'art depuis 1967 avec une rare élégance. Il pratique sans distinction le dessin, la peinture, la sculpture, l'installation, la performance. Il est présent dans PerformanceProcess avec une performance, dont sera issue une installation dans l'exposition.

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Au Centre culturel suisse

Artiste protéiforme, inclassable, il est actif dans l'art depuis 1967 avec une rare élégance. Il pratique sans distinction le dessin, la peinture, la sculpture, l'installation, la performance. Il est présent dans PerformanceProcess avec une performance, dont sera issue une installation dans l'exposition.

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Notice biographique

Né en 1948, vit à Genève
Fondateur, en 1969 à Genève, du groupe Ecart et en 1973 de la galerie du même nom, John Armleder a développé une œuvre incroyablement subtile et complexe, depuis les performances et installations dans les années 1970 jusqu'aux collages, compositions abstraites, emprunts explicites à l'histoire de l'art et réutilisations de mobilier (Furniture Sculpture), qui lui vaudront la consécration dans les années 1980 et le feront figurer en première ligne dans la reconnaissance internationale du courant néo-géo.
Parmi ses très nombreuses expositions personnelles, relevons : Consortium, Dijon (2014) ; Swiss Institute, New York (2012) ; Carte blanche à John Armleder, Palais de Tokyo, Paris (2011) ; Guggenheim Collection, Venise (2011) ; Lockremise/Kunstmuseum St.Gall (2010) ; John Armleder/Jacques Garcia, Centre culturel suisse, Paris (2008) ; South London Gallery, Londres (2007) ; Mamco, Genève ; ICA, Philadelphie ; Tate, Liverpool ; Kunstverein, Hanovre (2006) ; Kunsthalle, Zurich (2004) ; MoMA, New York (2000). Il a notamment présenté des performances à Chiesa di San Paolo Converso, Milan (2015) ; ecal, Lausanne (avec Christian Marclay, 2014) ; Forde, Genève (2011) ; ICA, Philadelphie (avec Christian Marclay) ; Mamco, Genève (2007) ; Kunsthalle, Zurich (2004) ; Kunsthalle, Berne (1999)

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John Armleder : le grand écart

John Armleder prépare une surprise pour les 30 ans du CCS. Pas la peine d'insister, il n'en dira rien… ou si peu. ...

John Armleder prépare une surprise pour les 30 ans du CCS. Pas la peine d'insister, il n'en dira rien… ou si peu.

« Je ne fais aucune différence entre la peinture, la performance, l'installation. Je ne crois pas en ces catégories. Elles nous embarrassent plus qu’autre chose. » En digne héritier de Fluxus, John Armleder sourit, laisse flotter une sorte de flou, puis marque une petite pause. Avant de dévoiler quelques détails de la performance qu'il accomplira le 8 octobre prochain au CCS.

« À l'instar de mes peintures, tout sera prévu, pensé avant l'exécution de la tâche. Mais une fois que cela se fabrique, une fois le tout mis en action, tout pourra arriver. Et le détail, l'accident sont toujours intéressants. À dire vrai, ils me touchent davantage que le contenu véritable, qui, lui, est connu. » La performance intitulée Events 1967-2015 consistera en une série de pièces – des « concerts » pour la plupart –, certaines déjà réalisées dans le passé, d'autres produites pour la première fois. Toutes seront reliées entre elles, formant ainsi un moment inédit, qui durera entre une heure et une heure trente. En novembre, John Armleder et Christian Marclay reformeront le duo de Simultaneous Duo Versions, qu'ils avaient présenté en mars 2014 à l'École cantonale d'art de Lausanne (Écal) avec deux chapitres intitulés respectivement Mostly Silent Music et Mostly Noisy Music.

Les deux artistes, positionnés en miroir, agiront de façon simultanée, « mais chacun à sa façon ». Sur scène, deux pianos, deux batteries, deux tables, etc. La première partie sera dédiée à John Cage et à son légendaire 4'33'' de silence si « plein ». La deuxième partie, elle, consistera notamment en une série d'hommages performatifs. 


Linn Levy, journaliste culture et collabore au magazine Edelweiss.


John Armleder

John Armleder est insaisissable. Il est à la fois une figure essentielle pour la scène artistique genevoise et suisse, et une icône de l’art contemporain international, ...

John Armleder est insaisissable. Il est à la fois une figure essentielle pour la scène artistique genevoise et suisse, et une icône de l’art contemporain international, qui fascine et interpelle, au point que Maurizio Cattelan façonne une poupée à son effigie ou que le critique d’art italien Luca Cerizza intitule un projet If I was John Armleder (What a curator is not supposed to do).
Avec ses amis du groupe Ecart, il considère d’abord la pratique de l’art sur le même plan que celle de l’aviron, la dégustation de thé ou l’excursion pédestre, mais à partir du Ecart Happening Festival, en 1969, cette pratique devient plus régulière. Ecart ouvre sa galerie en 1972 et développe un programme d’expositions, d’events et d’éditions qui inscrit Genève dans le réseau international de Fluxus. Le Ecart Performance Group & Guests (EPG&G), créé en 1974, implique des artistes de la scène genevoise tels que John Armleder, Carlos Garcia, Patrick Lucchini, Gérald Minkoff ou Muriel Olesen. L’artiste américain Ken Friedman – qui déclare avoir été nommé par George Maciunas « directeur de Fluxus West » –, contribue aux liens entre Ecart et la scène internationale.
En 1977, le EPG&G présente et joue un récital de performances au Centre d’art contemporain de Genève, dont le premier Fluxconcert proposé en Suisse, des pièces de George Brecht, Alison Knowles, Robert Bozzi, ainsi que la première mondiale de Clown’s Way de Dick Higgins. En 1979, Ecart invite Manon pour une exposition et une performance, et le EPG&G donne un Dada Recital pour vingt-quatre exécutants au Musée d’Art et d’Histoire de Genève. John Armleder donne aussi une conférence-performance sur Fluxus et le néo-dadaïsme. En 1980, le groupe Ecart – John Armleder en particulier – est très impliqué dans l’exposition Fluxus & Co au Musée d’Art et d’Histoire de Genève, notamment avec un Fluxconcert for George Maciunas. En 1981, John Armleder et Ecart organisent et jouent des performances au Kunstmuseum de Lucerne, dans l’exposition CH’70- 80’. Dès 1982, Ecart se résume à John Armleder.
John Armleder, habité par la pensée de John Cage, a aussi fait de l’art relationnel avant l’heure, en servant du thé. Il a donc pratiqué la performance dès les débuts de son activité artistique. Bien après les années historiques d’Ecart, il en a présenté notamment aux Kunsthallen de Berne (1999) et de Zurich (2004), au National Art Center (NAC) à Tbilissi (2005), au Cabinet des Estampes à Genève (2006), à l’ICA de Philadelphie, au Mamco à Genève (2007), à Forde à Genève (2011), ou plus récemment à l’Écal à Lausanne (2014) ou à l'église di San Paolo Converso à Milan (2015). Pour le 8 octobre au CCS, il prépare donc une surprise… Rappelons l’une de ses formules : « En général je pense spécifiquement à un projet et je finis par en construire un autre. Ensuite, j’oublie ce que je fais et j’arrive avec quelque chose dont je ne sais rien. »

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