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Thomas HirschhornFiche artiste 16/46

focus

événements

exposition

au centre culturel suisse

Ses installations, protéiformes et très denses, sont souvent accompagnées de programmes de conférences, débats, performances. La dimension d'échange, de participation, de process est très présente dans son travail.

Fifty-Fifty à Belleville (1992, 11')

Dans ces deux vidéos, il offre des éléments de son travail. Dans la rue d'une part, il distribue des feuilles où ses collages n'occupent qu'une moitié de la surface, l'autre étant libre pour le passant. Dans l'atelier d'autre part, il extrait un à un des éléments d'un tas d'œuvres devant la caméra, proposant ainsi une « exposition » éphémère sans mur.

Invisible Merci Man (1996, 4'02'')

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colloque

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Thomas Hirschhorn aime sortir du cadre du musée pour y faire des actions aux messages forts. ...

Thomas Hirschhorn aime sortir du cadre du musée pour y faire des actions aux messages forts.

Réaliser et transmettre politiquement une production est au coeur de la pratique de Thomas Hirschhorn. Les systèmes de diffusion qu'il met en place vont de ce qu'il appelle des lay-out – ces systèmes de représentations et d'installations qu'il développe – à des actions situées dans d'autres contextes que celui des musées. La performance entre naturellement dans cette démarche : organisation de lectures, distribution de tracts, mise en place de situations, de débats, d'espaces de transmission de savoir. L'enregistrement vidéo permet de capter ces moments et de les présenter à nouveau au sein des installations. Dans Fifty-Fifty à Belleville (1992), l'artiste se place comme un distributeur de tracts à la sortie de la station de métro éponyme. Il tend aux passants ses 50/50, des travaux dont seule la moitié de la feuille est occupée par un dessin ou un collage, laissant au public un espace de projection ou la possibilité de compléter la feuille. Dans Les Monstres (1993), il filme depuis sa fenêtre les éboueurs ramasser une pile de cartons et de planches dans la rue. Ces matériaux auraient pu faire partie d'une installation de l'artiste, les travailleurs sont ainsi en train de la transformer. Plusieurs performances sont réalisées dans l'atelier de l'artiste, toujours filmées en plan fixe, le titre de la vidéo inscrite au mur. Thomas Hirschhorn y réalise un geste simple qui évoque le potentiel révolutionnaire de l'art : un V de la victoire après s'être entouré la tête de papier d'aluminium dans I Will Win (1995) ou un hochement de tête sur le rythme d'une musique rock dans Robert Walser Video (1995). Ou encore, dans Invisible « Merci » Man (1996), vêtu d'un tee-shirt marqué MERCI et assis au milieu d'un amas de ses oeuvres, il les saisit une à une et les présente à la caméra. Un geste qui propose un catalogue in vivo de son oeuvre foisonnante.

 

Denis Pernet

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