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Eric HattanFiche artiste 15/46

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exposition

au centre culturel suisse

Arpenteur infatigable, c'est souvent à partir de ses observations du bâti ou de scènes de rues qu'il construits ses œuvres, qu'elles soient sculptures, installations ou vidéos. C'est surtout dans son processus de travail pour les vidéos, qui impliquent des « rituels » de gestes, que son travail prend une dimension performative.


Le retournement d'emballages, filmé, est une action qu'il pratique régulièrement, au cours de ses voyages. Pour PerformanceProcess, ces trois vidéos sont accompagnées des emballages retournés.

Unplugged (Paris), (1998, 2'01'')
Unplugged (Reisesykepose), (2007, 1'34'')

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Avec les moyens du bord

Eric Hattan puise dans son environnement les éléments de ses performances. ...

Eric Hattan puise dans son environnement les éléments de ses performances.

Eric Hattan ne cherche pas à ajouter des productions au monde, mais plutôt à observer ce qui existe, à y prêter attention. Tout dans sa démarche contribue à cela. Il commence toujours un projet en examinant l’environnement, en s’imprégnant de la situation. Ensuite vient le temps de l’intervention. Souvent attentif à l’architecture du lieu d’exposition, il déplace des objets – des meubles maintenus au plafond ou au mur par un simple système de poutres de chantier –, il opère des retournements, des distorsions. Sa pratique de la sculpture et de l’installation part de ce geste simple. On le retrouve dans ses performances, qu’il documente par l’emploi de la vidéo comme un carnet de notes. Dans la série Unplugged, il retourne des emballages afin d’abstraire la communication du graphisme. Dans Insideoutsidein (pour attitudes) (1996), c’est un emballage d’ampoule qui est déconstruit et remonté à l’envers pour y replacer le contenu.
Pour Insideout (Unplugged Paris) (1998), ce sera naturellement, et non sans humour, un emballage de baguette qui sera retroussé. Invité pour un projet à Buenos Aires, il commence par se promener dans la ville. De cette exploration, et avec le budget de production, il achète chaque jour, et dans divers quartiers, des vêtements qu’il porte jusqu’au soir. Arrivé au musée, il se change dans l’espace d’exposition, retourne les habits et les transforme en sculpture. L’opération est documentée dans Et moi et moi et moi (2003- 2004) comme un processus intime d’acclimatation culturelle.

Denis Pernet.

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