close

Grauton (Karen Geyer)Fiche artiste 13/46

focus

événements

au centre culturel suisse

Dans les arts plastiques, elle se nomme Karen Geyer, et dans les projets sonores et radiophoniques, Grauton, qui signifie tonalité de gris. Elle participe à l'exposition avec des sculptures cinétiques. L'esprit et l'esthétique de ses live et de ses installations a amené le CCS à l'inviter à concevoir une performance en écho à l'art de Jean Tinguely.

mar 22 Sep
1
20h
Performance (création)Centre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

A Voyage to the Outer Space (création, 26')
Karen Geyer est une artiste sonore qui vit entre New York et Zurich. Elle élabore des installations à partir d'objets du quotidien (vélos, ventilateurs, bouilloires, tabourets) qu'elle transforme en instruments en les associant à des matériaux simples comme le bois, du fil, de la corde. Le hasard propre à la composition des sons donne l'impression que cet orchestre s'anime de lui-même, l'artiste ensuite mixe, filtre et amplifie le matériel qu'elle recueille via des micros. Pour ce projet, elle s'est particulièrement inspirée de Für Statik, le manifeste de Jean Tinguely lancé en 1959 au-dessus de Düsseldorf : « VIVEZ LE TEMPS PRESENT, VIVEZ SUR ET DANS LE TEMPS. POUR UNE REALITE BELLE ET ABSOLUE ! »

exposition

au centre culturel suisse

Dans les arts plastiques, elle se nomme Karen Geyer, et dans les projets sonores et radiophoniques, Grauton, qui signifie tonalité de gris. Elle participe à l'exposition avec des sculptures cinétiques. L'esprit et l'esthétique de ses live et de ses installations a amené le CCS à l'inviter à concevoir une performance en écho à l'art de Jean Tinguely.

Negociation of the ecliptic intersection (2010)

Sculptures cinétiques, techniques mixtes, dimensions variables

extraball

colloque

+

Notice biographique

bibliographie

interview

images

videos

textes

Le son du mouvement

Karen Geyer s'inspire de Tinguely pour activer un orchestre d'objets. ...

Karen Geyer s'inspire de Tinguely pour activer un orchestre d'objets.

Sommes-nous le centre du mouvement ? Pour Jean Tinguely, l'art est mouvement car tout est en mouvement : « […] Résistez aux soudains accès effrayés de faiblesses, arrêts du mouvement, pierrées des instants, tuées du vivant […] », comme le proclame le manifeste Für Statik (Pour une statique enfin stable), qu'il lance au-dessus de Düsseldorf en 1959.

Grauton, c'est l'alias de l'artiste Karen Geyer qu'elle utilise pour ses projets sonores. Ce nom, qui signifie "tonalité de gris", contient donc les notions de mouvement et de changement inhérentes aux thématiques de son travail : matériaux, sons et ombres. Elle collectionne des objets du quotidien : vélos, ventilateurs ou aimants, et par le biais de préparations et d'effets piézo, elle les transforme en objets cinétiques ondulants, résonnants. Douze de ces objets sonores forment un orchestre d'objets rotatifs : point de départ d'une composition en live. Hasard, usure et irrégularités – chaque performance musicale est unique. Plaidoyer de la versatilité perpétuelle, les choses, plongées dans une deuxième « vie », jouent les premiers rôles. Cette vie autonome (pour la philosophie, discours actuel sur la perception des choses) est encore accentuée par les jeux d'ombres des objets mis en scène par l'artiste. Ses installations d'Echoic Objects qui performent leur propre performance, sont basées sur ce même concept d'esthétique. Pour la performance A Voyage to the Outer Space, l'artiste a puisé son inspiration dans le jeté de manifestes de Tinguely Für Statik : « Soyez dans le temps – avec le mouvement – maintenant. » Elle amplifie ses compositions audiovisuelles par des enregistrements de notre système planétaire et nous propulse ainsi du quotidien vers le cosmos. L'artiste crée ainsi une passerelle entre les petites choses et les mouvements surdimensionnés. Sommes-nous le centre du mouvement ?

 

Anke Hoffmann, curatrice basée à Berlin

liens