close

Gregory StaufferFiche artiste 42/46

focus

événements

sam 19 Sep
1
20h30
Walking (2015)Centre culturel suisser+33 1 42 71 44 50

Dans Walking, Gregory Stauffer se dédie à la marche. Les randonnées Alpines tout comme les dérives urbaines ont été sources d'inspiration dans le travail passé de l'artiste qui travaille entre la vidéo, les arts plastiques et la performance. À présent, il fait de la marche la source d'inspiration tout comme le sujet de sa nouvelle création solo. Il examine avec un geste plein d'humour et d'ingéniosité le mécanisme qui transforme et lie l'esprit et le corps au long de randonnées. Gregory Stauffer renonce ici à un stade complexe de la mise en scène spectaculaire et se limite à quelques accessoires et costumes. Tout se réduit à l'essence de l'errance : le sol et les pieds.

exposition

extraball

sam 19 Sep
1
20h30
Walking (2015)Centre culturel suisser+33 1 42 71 44 50

Dans Walking, Gregory Stauffer se dédie à la marche. Les randonnées Alpines tout comme les dérives urbaines ont été sources d'inspiration dans le travail passé de l'artiste qui travaille entre la vidéo, les arts plastiques et la performance. À présent, il fait de la marche la source d'inspiration tout comme le sujet de sa nouvelle création solo. Il examine avec un geste plein d'humour et d'ingéniosité le mécanisme qui transforme et lie l'esprit et le corps au long de randonnées. Gregory Stauffer renonce ici à un stade complexe de la mise en scène spectaculaire et se limite à quelques accessoires et costumes. Tout se réduit à l'essence de l'errance : le sol et les pieds.

colloque

+

Notice biographique

bibliographie

interview

images

videos

textes

La marche chorégraphiée

Gregory Stauffer transforme les pas du marcheur en matériau pour une performance chorégraphique de haut vol. ...

Gregory Stauffer transforme les pas du marcheur en matériau pour une performance chorégraphique de haut vol.

En anglais, desire line est l'expression qui désigne des passages créés par la seule volonté des marcheurs. Plus poétique que le francophone « raccourci », la ligne de désir est matérialisée par l'envie de choisir sa route et de tracer son chemin hors des sentiers battus. À l'image de Walking, la dernière création de Gregory Stauffer.

Dessiner le tracé d'une marche en montagne, récolter des objets pétrifiés par le temps, observer une plume tombée, se laisser guider par les lois des attractions, la musique et le jeu, tels sont des exemples des curiosités que l'on trouve dans le cabinet de Gregory Stauffer. Une collection de matériaux subtils et glanés sur les sentiers des villes et des campagnes qu'il a traversées lors de ses résidences aux quatre coins de la Suisse (avec des détours par les États-Unis et la Ruhr). Cette archive vivante et évolutive contient les activités de Gregory Stauffer et sert de matériau à sa nouvelle création : Walking.

Si l'artiste signe avec ce solo son quatrième opus, Walking reste toutefois fidèle à la fraîcheur et à l'esprit de ceux qui débutent par l'émerveillement, l'énergie et le regard qu'il porte sur le monde et les gens. Il fait en revanche preuve de maturité et de rigueur sur la façon dont le propos de départ – la marche – est exploré dans une polyphonie de possibles qui ne se défont pas d'une cohérence et d'une efficacité scénique.

Après le temps des expériences, Walking est aussi le moment de présenter un travail plus biographique et chorégraphique lié à la figure du marcheur. Une recherche sur l'errance mais aussi sur l'éventualité de faire des lieux où l'on marche la scénographie de notre vie. Au rythme du tambour, suivons les itinéraires de Gregory Stauffer dans cette fable qui nous emmène toujours un peu plus haut, là où le sol brille pour tous.

 

Laurence Wagner, programmatrice au TU – Théâtre de l'Usine à Genève

liens